Vous devriez tout d’abord consulter un avocat criminaliste, pour obtenir une appréciation de votre cause et obtenir de lui quelques conseils juridiques. Il est entendu que vous ne voulez pas ou que vous n’avez pas les moyens de retenir ses services pour l’ensemble de votre dossier. Mais une simple consultation peut vraiment valoir le coût pour vous.
Comparution
Tout d’abord, quand vous êtes cités à procès, il faut absolument que vous comparaissiez. C’est un document du tribunal qui va vous indiquer quand vous devrez vous présenter en cour. Ce document s’intitulera soit une sommation ou une citation à comparaître, ou une promesse de comparaître, ou un autre nom.
Il faut que vous lisiez attentivement ce document. Il vous indiquera l’heure, la date et le lieu où vous devrez vous présenter.
Il faut que vous vous présentiez à la cour à cette date, heure et lieu. Sans cela, vous risquez soit que le procès soit tenu en votre absence, soit d’être accusé de l’infraction de défaut de comparaître, soit d’être mis en état d’arrestation par la police, soit perdre l’argent que vous avez mis en garantie pour rester en liberté, etc.
Le jour de votre comparution, assoyez-vous avec le public au début de l’audience. Il se peut que votre dossier ne soit pas le premier à passer; parce que n’étant pas le premier inscrit au rôle. Vous attendrez qu’un fonctionnaire de la cour annonce votre nom. À ce moment-là, présentez-vous à l’avant de la zone réservée au public.
Le juge fera alors la lecture de l’inculpation. Si vous ne comprenez pas l’inculpation, dites-le lui. Le juge va vous l’expliquer. Le juge va ensuite vous demander si vous êtes prêt à plaider. Vous devrez alors dire au juge comment vous entendez répondre à l’inculpation, coupable ou non coupable. On appelle cela inscrire un plaidoyer.
Prendre connaissance de la preuve
Nous l’avons déjà indiqué à plusieurs reprises dans des textes précédents de ce blog.: il faut que vous preniez connaissance de la preuve que le procureur de la Couronne compte présenter contre vous. Croyez-nous, c’est vraiment important.
On devrait vous fournir une copie de votre dossier le jour de votre comparution. Si vous avez besoin de plus de temps pour examiner les documents qu’il contient avant de répondre aux accusations portées contre vous, vous pouvez demander au juge un ajournement. Notez, que vous pouvez obtenir une copie du dossier de la Couronne plus rapidement en communiquant avec le bureau du procureur de la Couronne.
Coupable ou non
Lors de votre première comparution, le juge va donc vous demander si vous désirez plaider coupable ou non coupable. Réfléchissez bien avant de répondre !
Même si vous croyez que vous êtes coupable dans les faits, rien ne vous oblige à plaider coupable. Vous n’avez pas, au départ, à prouver votre innocence. C’est le procureur de la Couronne qui doit prouver le bien-fondé des accusations qui ont été portées contre vous.
Si vous pensez en vous-mêmes, « je l’ai fait, mais… », il vaudrait peut-être mieux que vous ne présentiez pas un plaidoyer de culpabilité. Il se pourrait que l’infraction se soit produite pour une bonne raison ou que des motifs puissent expliquer que vous avez agi comme vous avez agi sans avoir d’intentions criminelles, etc.
Non coupable
Lorsque vous plaidez non coupable, le juge fixe la date de votre procès, après le prononcé de votre plaidoirie. Prenez en note l’heure et la date qui vont vous être indiquées.
Voici quelques conseils que vous devriez suivre lors de votre témoignage sans avocat, si vous décidez donc de témoigner.
Il arrive souvent que des accusés qui se représentent eux-mêmes en arrivent rapidement à oublier que, à cette étape de leur procès, ils sont là pour témoigner et non pour plaider, c’est-à-dire pour argumenter. Lors de votre témoignage, vous devez témoigner uniquement sur les faits de la cause. Pas sur l’interprétation à leur donner, pas sur ce que vous pensez des autres témoignages entendus avant le vôtre, etc. Ce ne sera qu’au stade de votre plaidoirie, à la fin du procès, que vous donnerez votre interprétation sur tout le dossier lorsque que l’ensemble de la preuve des parties aura été complétée. Par conséquent, témoignez sur les faits, et uniquement sur les faits !
Par ailleurs, n’oubliez pas que c’est au juge que les parties s’adressent en cour. Lorsque vous témoignez, regardez le juge, parlez clairement, en évitant de marmonner ou de parler très vite, et parlez assez fort pour qu’il puisse vous entendre.
Prenez votre temps. Votre témoignage est, pour vous, probablement le plus important de tous. Éviter de tout vouloir expliquer en même temps, en changeant continuellement de sujet.
Vous pouvez vous aider de notes pour rendre votre témoignage. Cela vous aidera à ne rien oublier. Toutefois, il aura fallu avant votre témoignage, que vous y inscriviez les points importants que vous voulez exposer au Tribunal.
Concentrez votre témoignage sur les points importants de celui-ci. N’allez pas vous perdre dans les détails, en donnant des explications à n’en plus finir.
N’oubliez pas non plus que les règles sur le ouï-dire s’appliquent aussi à vous. Cela veut dire que vous ne pouvez pas utiliser les propos d’une autre personne comme moyen de preuve dans votre témoignage. Autrement dit, si une autre personne que vous a été témoin de quelque chose, c’est à elle, et non à vous, à témoigner là-dessus.
Par ailleurs, si le procureur de la Couronne s’objecte à une certaine partie de votre témoignage, expliquez au juge que vous voulez exposer convenablement ce qui s'est passé lors des événements, afin que le Tribunal saisisse correctement les faits de la cause et le contexte dans lesquels ils se situent.
Une fois que vous aurez fini de témoigner, il y a de bonnes chances que le procureur de la Couronne voudra vous contre-interroger. Il se peut que, au début de votre contre-interrogatoire, celui-ci commence par vous poser des questions anodines, c’est-à-dire qui apparaissent « innocentes », sans gravité ou importances, ou des questions qui vous font bien paraître. Méfiez-vous ! N’essayez pas de trop en mettre dans vos réponses. Nuancez vos réponses. Le procureur peut vouloir faire une certaine preuve qui vous échappe par votre témoignage ou encore vous endormir. Ainsi, si le procureur vous demande si vous êtes fort, ne répondez pas que vous êtes vraiment fort, si l’infraction qui vous est reprochée exigeait beaucoup de force de la personne qui l’a commise. Répondez, selon votre apparence physique, que vous êtes assez ou moyennement fort, sans plus.
Une fois ces quelques premières questions posées, le procureur va probablement accélérer le rythme de son contre-interrogatoire, en vous posant des questions de plus en plus rapidement auxquelles vous aurez de la peine et peu de temps pour y répondre. Vous vous sentirez alors pressé, déstabilisé et vous aurez hâte d’en finir.
Gardez votre calme, à ce moment-là. Prenez une ou deux secondes avant de répondre, pour ralentir le rythme du contre-interrogatoire que le procureur vous impose. Vous avez le droit de réfléchir avant de répondre : toutes les réponses ne nous viennent pas automatiquement. Donc, prenez votre temps. Il n’y a pas de course.
D’autre part, écoutez bien les questions avant d’y répondre. Si vous ne comprenez pas la question dites le au juge : vous avez le droit de ne pas comprendre toutes les questions. Demandez à ce que l’on précise la question. Mais n’allez pas, à l’opposé, jouer à l’imbécile qui ne comprend aucune des questions qu’on lui pose. Cela va vous desservir et vous faire perdre de votre crédibilité.
Évitez, dans vos réponses en contre-interrogatoire, d’en donner plus que ce que l’on vous demande. Limitez vos réponses et soyez précis. Nuancez vos réponses quand le procureur de la Couronne vous pose des questions qui se répondent par oui ou par non. Vous pouvez répondre « Oui, mais… et fournir de brèves explications.
Méfiez-vous aussi des questions multiples. Il arrive qu’un procureur vous pose plusieurs questions, les unes à la suite des autres, avant que vous puissez répondre à aucune d‘entre elles. Répondez à une, et demandez lui de vous rappelez la suivante ou de préciser la question suivante.
Évitez de tomber dans le piège des questions insultantes ou qui peuvent paraître ou être ressenties comme telle. Le procureur essaye peut-être par là de vous faire perdre vos moyens ou de vous forcer à donner une réponse que vous n’auriez pas donné autrement. Restez calme.
Évitez également de tomber dans le piège des questions semblables ou similaires demandées tout au long de votre contre-interrogatoire, qui peut être long. Le procureur de la Couronne peut ici tenter de démontrer que vous offrez plusieurs réponses différentes à une question identique posée à différents moments, ce qui prouve que votre témoignage n’est pas fiable, ou encore que vous vous contredisez. Au début, lorsque la question vous sera reposée une première fois, répondez à la question en essayant de dire la même chose que ce que vous avez dites précédemment. Puis si la question revient souvent, dites que vous y avez déjà répondu, ou expliquez les nuances de vos réponses et dites que vous avez déjà répondu à la question.
Finalement, si vous ne savez pas quoi répondre, parce que vous ignorez une réponse, dites-le au juge: « je ne le sais pas ». Évitez, à l’opposé, de répondre au hasard. En effet, une telle réponse pourrait vous êtes défavorable en bout de piste.
Bien se comporter en cour
Vous devez voir à bien vous comportez durant le procès, surtout que c’est vous qui êtes accusé et que vous représentez seul, sans avocat. Voici, quelques règles que vous devriez suivre à ce sujet.
Lorsque le juge entre dans la salle de cour, un fonctionnaire de la cour annonce l’audience est ouverte. Vous devez vous lever et demeurer debout tant que le juge ne s’est pas assis.
Si nécessaire, un fonctionnaire de la cour vous dirigera où vous asseoir dans la salle de cour.
Lorsque vous vous adressez à la cour, ou lorsque le juge s’adresse à vous, vous devez vous lever. Ne restez pas assis.
Soyez poli et respectueux. Vous devriez adresser le/la juge comme suit : ‘’Monsieur le juge’’ ou ‘’Madame la juge’’.
Soyez habillé convenablement, et pas de manière négligée, sale ou débraillée. Les apparences influent parfois et peuvent avoir leur importance. Encore une fois, vous êtes là pour vous défendre, alors essayez d’avoir une apparence convenable.
Parlez clairement et seulement quand c’est votre tour d’intervenir.
Abstenez-vous de manger en cour, d’avoir un contenant de breuvage en votre possession, de mâcher de la gomme, de porter un cellulaire ouvert, ou de porter une casquette ou un chapeau, etc.
Sachez finalement que le droit à une défense pleine et entière d’un accusé a une limite. Une conduite impertinente, arrogante et grossière de sa part, qui empêche le déroulement normal du procès, pourrait mener le juge, si cette conduite persévère, à refuser à l’accusé son droit de présenter une défense, voire même d’être présent lors de son procès. Le juge pourrait alors l’exclure de la salle.
Le déroulement du procès
Une fois que votre procès aura débuter, ce sera, tout d’abord, au procureur de la Couronne à faire sa preuve; c’est-à-dire à faire témoigner ses témoins et à déposer ses éléments de preuve.
Le procureur de la Couronne commencera donc à appeler les témoins de la poursuite. En général, le témoin principal de la poursuite est l’agent de police qui fut chargé de l’enquête.
Avant de témoigner, tous les témoins doivent jurer ou affirmer solennellement qu’ils vont dire la vérité. C’est ce que l’on appelle l’assermentation des témoins. Ce n’est que par la suite que l’on peut interroger les témoins.
Par ailleurs, au début du procès, ou par la suite, le procureur de la Couronne, et/ou vous, pouvez demander au juge que tous les témoins sortent de la salle d’audience jusqu’au moment de leur déposition. C’est ce qu’on appelle une ordonnance d’exclusion. Cette ordonnance empêche les témoins d’entendre ce que d’autres témoins vont dire au cours du procès, avant de témoigner eux-mêmes, ce qui pourrait les aider à modifier et adapter leur témoignage à ce que les autres témoins ont dit avant eux.
L’ordonnance ne vise toutefois pas l’accusé. Par conséquent, elle ne s’adresse pas à vous. Vous aurez encore, une fois l’ordonnance prononcée, le droit de vous trouver dans la salle d’audience pour vous défendre convenablement ; sauf si votre conduite durant le procès n’est pas approprié et que votre comportement empêche le bon déroulement du procès, le juge pouvant alors vous expulser de la salle.
Par ailleurs, durant la preuve du procureur de la Couronne, vous n’aurez généralement pas à intervenir, sauf si vous désirez contre-interroger un témoin ou vous objecter à une question du procureur qui n’est pas pertinente ou qui est prohibée.
Malheureusement, pour ce qui est des objections, nous ne pouvons guère vous aider à ce sujet. Il faudrait que vous ayez suivi un cours de preuve en droit criminel, pour pouvoir vous objecter convenablement, et pour savoir quand le faire et pour quels motifs le faire.
Pour ce qui est du contre-interrogatoire, vous pouvez interroger le témoin que fait entendre le procureur de la Couronne, une fois que celui-ci en a terminé avec ce témoin et qui l’ait indiqué à la Cour (« j’en ai fini avec ce témoin »).
Vous n’êtes pas obligé de contre-interroger chaque témoin qu’a fait entendre la Couronne. Il vous faudra décider si, oui ou non. vous allez contre-interroger chacun des témoin entendus. Si vous êtes d’accord avec ce que vient de dire le témoin, vous n’aurez probablement pas intérêt et besoin de le contre-interroger.
Par conséquent, pour décider si vous allez l’interroger et, si oui, quelles questions vous allez lui poser, il faudra d’abord que vous écoutiez attentivement son témoignage et que vous preniez en note les aspects les plus importants de sa déposition. Il faut chercher en particulier les points faibles de son témoignage. A-t-il été vague en répondant à certaines questions ? Se contredit-il d’une réponse à une autre ? Contredit-il la version de d’autres témoins ou des éléments de preuve ? Etc.
En le contre-interrogeant, vous devrez essayer de lui poser des questions qui vont semer le doute dans l’esprit du juge quant à sa version des faits, son honnêteté, sa crédibilité, etc. Vous pourriez, si les circonstances s’y prêtent, essayez de montrer qu’un témoin n’est pas certain des faits qu’il relate, qu’il a menti, qu’il a été incohérent dans son témoignage, qu’il est peu crédible, etc.
En dehors du contre-interrogatoire ou des objections que vous pourriez formuler, vous devriez garder le silence. Évitez absolument de faire sentir votre désaccord avec le témoignage de l’un des témoins du procureur de la Couronne pendant que celui-ci interroge. Vous ne ferez qu’indisposer le juge, qui risque de vous rappeler à l’ordre. Le fait que vous gardiez le silence ne veut absolument pas dire que vous êtes d’accord avec le témoin de la Couronne. On s’attend à ce que vous soyez silencieux. Soyez le ! Votre tour viendra.
Cela dit, une fois que le procureur aura fait entendre tous ces témoins et déposé toute ses preuves, et qu’il aura été déclaré que sa preuve est close, ce sera à vous de faire votre preuve, et, notamment, de faire entendre vos témoins. Vous pourrez juste avant de la commencer, essayer de convaincre le juge que la preuve du procureur de la Couronne est insuffisante pour qu’il vous déclare coupable, Si le juge vous donne raison, il peut rejeter les inculpations. Sinon, le procès se poursuivra et vous devrez faire votre preuve.
Quand votre tour sera enfin venu, vous pourrez faire comparaître les témoins de votre choix et, par leur intermédiaire, présenter les pièces pertinentes ou l’information à l’appui de votre défense. Avant le début du procès, il faudra montrer ces documents ou preuves au procureur de la Couronne. La Couronne pourrait les admettre sans que vous ayez à appeler certains témoins.
Sachez que vous ne pouvez appeler et interroger qu’un seul témoin à la fois. Et vous devez les interroger chacun d’un bout à l’autre. Autrement dit, vous devez lui poser toutes les questions que vous avez à lui poser en une seule fois. Vous ne pouvez par commencer par interroger un témoin pour quelques questions, appeler un autre témoin à la barre pour lui poser aussi que quelques questions, puis rappeler le premier témoin pour lui poser d’autres questions.
Cela dit, si durant son contre-interrogatoire d’un de vos témoins, le procureur aborde des questions que vous n’avez pas abordé vous durant votre interrogatoire du témoin, vous pourrez là réinterroger ce témoin, mais seulement sur ces nouveaux sujets. Ainsi, par exemple, vous aurez peut-être besoin de l’interroger de façon plus approfondie si vous pensez que les renseignements qu’il a donnés, au procureur de la Couronne, au sujet d’un élément nouveau sont incomplets ou erronés.
Sachez également que vous n’êtes pas autorisé à poser des questions suggestives à vos propres témoins, c’est-à-dire des questions qui suggèrent la réponse que vous désirez obtenir. Par exemple, vous n’avez pas le droit de demander à votre témoin : « N’est-il pas vrai qu’à onze heures, vous avez aperçu Pierre qui fournissait la drogue à un client après que celui-ci lui est remis une somme d‘argent? ». Cependant, vous pouvez demander au témoin où il se trouvait à onze heures du soir et ce qu‘il a vu. Vous devriez éviter de poser des questions auxquelles le témoin peut répondre uniquement par oui ou par non, car ce sont généralement des questions subjectives.
Les plaidoiries
Une fois que le juge aura pris connaissance de toute la preuve, chacune des parties pourra présenter sa plaidoirie, c’est-à-dire faire une déclaration finale, dans laquelle il fournit sa version des faits et expose ce que lui a prouvé et ce que l’autre n’a pas prouvé, les règles de droit qui sont applicables au présent cas, etc.
Le procureur de la Couronne tentera de démontrer au juge que vous devriez être reconnu coupable. Vous pourrez vous exposer au juge les raisons pour lesquelles il ne doit pas vous déclarer coupable, compte tenu de la preuve qu’il a vue et entendue. Essayez de présenter vos arguments de façon logique. Vous pouvez utiliser vos notes comme aide-mémoire.
Les procès devant jury
Les procès devant juge et jury se déroulent de façon assez semblable au procès devant juge seul. La grande différence est que, lorsqu’il y a un jury, le juge décide simplement des questions de droit, et que c’est au jury de décider des questions de fait.
La sélection des jurés se fait avant que le procès comme tel ne débute. Cette sélection peut parfois être longue, car il faut sélectionner les bons jurés.
En début de procès, les parties peuvent présenter un exposé d'ouverture au jury, dans lequel elles expose sommairement leur version des faits et ce qu’elles entendent prouver et démontrer.
Le jugement
Une fois les plaidoiries terminées, le juge va rendre une décision, rendre un verdict. Il peut prononcer son verdict sur le champ, suspendre brièvement l’audience pour réfléchir à la cause et rendre sa décision juste après, ou encore reporter le prononcé de son verdict à une date ultérieure.
Le juge peut soit vous acquitter- c’est-à-dire vous déclarer non coupable- soit vous condamner - vous serez reconnu coupable. S’il vous acquitte vous serez libre, et ce sera la fin de vos ennuis. Si le juge vous condamne, il devra décider quelle sentence (ou peine) vous sera imposée.
Il pourra statuer sur-le-champ sur votre sentence, ou encore reporter l’imposition de votre peine à une date ultérieure. Parfois, un rapport présentenciel est demandé. Il s’agit d’un rapport que prépare un agent de probation et qui traite des antécédents judiciaires de l’accusé.
Vous pourrez généralement vous faire entendre avant qu’il ne prononce sa sentence et vous impose une peine.
Pour vous faire une idée du déroulement d’un procès, nous vous recommandons de, ente autres, visiter le site Éducaloi, et en particulier la page consacrée aux étapes d’un procès criminel à l’adresse suivante :